Qui sait de quoi demain sera fait ? Comment savoir, au moment où vous signez votre accord de prêt, ce qui se passera demain ? Comment être sûr, lors de la souscription de votre prêt, que rien ne viendra empêcher le bon remboursement de vos mensualités ?

C’est le rôle de l’assurance de prêt, parfois aussi appelée assurance emprunteur ou assurance crédit, de venir vous protéger, vous, vos proches et votre banque, de tout incident qui surviendrait pendant la durée de votre prêt. Souvent présentée comme non obligatoire, l’assurance de prêt est en réalité indispensable pour obtenir votre prêt. A quoi sert-elle ? Quelle protection offre-t-elle ? Combien coûte-t-elle ? Voici tout ce que vous devez savoir sur l’assurance de prêt.

L’assurance de prêt est rendue indispensable à l’acceptation d’un crédit car elle couvre les risques de votre organisme prêteur de ne pas être remboursé si des évènements venaient à vous empêcher de rembourser le crédit souscrit.

L’assurance de prêt vous protège la plupart du temps contre trois risques majeurs : le risque de décès, d’incapacité temporaire totale et d’incapacité permanente totale. Si l’emprunteur venait à décéder, ou si un accident le privait de sa capacité à travailler, l’assurance prend le relais dans le remboursement des mensualités du prêt immobilier. En effet, c’est alors l’organisme prêteur, autrement dit la banque, qui toucherait le capital de l’assurance de prêt, au titre du prêt restant à rembourser.

L’assurance de prêt est donc un moyen de vous protéger, vous et votre famille, car vos proches n’auront pas à rembourser pour vous le reste du prêt.

Sachez qu’aucune obligation légale ne vous force à choisir l’assurance de prêt proposée par votre banque. Certains organismes prêteurs tiennent un discours qui laisse penser le contraire (c’est effectivement une aubaine pour eux si vous souscrivez leur assurance de prêt), mais vous avez tout à fait le droit d’opter pour la délégation d’assurance, en choisissant votre assurance de prêt immobilier chez un autre assureur. Pour plus d’informations, reportez-vous à la Loi MURCEF (Mesures Urgentes de Réformes à Caractère Economique et Financier) du 11 décembre 2001, titre II, article 3- L 312-1-2 du Code Monétaire et Financier.