La perte du triple A mi-janvier 2012, qui permettait à la France d’emprunter à bas coûts sur les marchés financiers, peut avoir à moyen terme des conséquences sur les crédits immobiliers accordés aux particuliers : en effet, la perte du triple A de la France va à terme obliger les banques à emprunter plus cher, et celles-ci risquent de répercuter cette augmentation du coût du crédit sur les prêts qu’elles accordent aux particuliers et aux entreprises.

Mais quelle est la conséquence immédiate de la perte du triple A sur les taux de crédits immobiliers, pour nous, emprunteurs particuliers ?

Il n’y aura pas de conséquence concrète immédiate, tout simplement car les marchés financiers ont depuis quelque temps déjà anticipé la baisse de notre note, que les banques ont elles aussi anticipé cette dégradation et protégé leurs marges, et car seule l’agence Standard & Poor’s a pour le moment retiré à la France son triple A. Ainsi, l’OAT 10 ans*, qui représente le taux des crédits accordés à l’Etat à long
terme, n’a pas bougé depuis la perte du triple A, et reste quasiment stable, à 3,10% environ.

*OAT 10 ans: Obligations Assimilables du Trésor, titres représentant un emprunt d’Etat à 10 ans.

La stabilité actuelle de l’OAT 10 ans exclut toute augmentation à court terme des taux de crédit immobiliers, qui vont eux aussi rester stables pour le moment.

En revanche, les banques vont peu à peu se voir contraintes d’emprunter elles-mêmes pour un coût plus élevé, et les taux de crédits immobiliers risquent donc d’augmenter légèrement. Tout dépendra majoritairement de l’évolution prochaine de l’OAT 10 ans et des politiques commerciales des établissements de crédits, qui choisiront ou pas de continuer de soutenir le crédit grâce à des taux peu élevés, ou qui répercuteront directement les augmentations éventuelles de leur propre taux de crédit.

En conclusion, la perte du triple A de la France n’a pas eu  de conséquence immédiate sur l’OAT 10 ans et par conséquent pas d’effet  à court terme sur les taux de crédit immobilier !